Associé au bruit des vagues qui m’a bercé toute la nuit le vent a soufflé fortement pour se calmer heureusement avec le lever du jour. Je me suis habitué à ces conditions climatiques, je n’espère qu’une chose, qu’il ne forcisse pas trop. Aujourd’hui j’ai décidé de tester un hôtel turc d’autant que je viens d’arriver dans une petite ville et j’ai marché 40 km.
Le premier, c’est une pension, il ne prenne plus personne, le second est plutôt minable, je crois même qu’il est fermé quant au fond du couloir, dans une pièce très sombre un grec derrière son ordinateur me dit qu’il n’a plus de chambre mais que je peux trouver plus loin.
Quelques centaines de mètres quand j’arrive devant un panneau indiquant un hôtel avec une flèche qui me fait quitter ma route sans d’indication de distance. Je questionne un grec devant son atelier quand un grec en scooter voyant que je cherche où aller dormir m’interpelle, il a un maillot de l’équipe de France de foot, il me dit de monter sur son véhicule, qu’il m ‘amène à l’hôtel. Nous voilà parti dans la campagne à travers des chemins de terre et 3 où 4 kilomètre plus loin on arrive à destination, un grand parc, piscine, tennis, sauna, la nuit ne doit pas être donnée.
Je suis accueilli par le patron des lieux, après un quart de conversation sur mon aventure, il m’indique qu’en coupant à travers champs je retomberai sur ma route à un kilomètre. Ma chambre est au rez-de-jardin à deux pas de la piscine. Je négocie à 50 yenis au lieu de 60, un peu moins de 30 euros. C’est dommage que je ne puisse pas profiter des aménagements de ce complexe. Je remercie mon chauffeur avant d’aller prendre une douche chaude et laver mon linge tout en écoutant à la télévision des chants turcs. Comme j’ai quelques provisions, je vais manger dans ma chambre.