Avec l’herbe haute et la proximité du ruisseau, la rosée est beaucoup plus important que d’habitude, l’eau ruisselle sur la tente, je voudrais rester au chaud dans mon duvet où je suis si bien mais si je veux être à Istanbul samedi, pas de dérogation, 6h22 debout, remballe et marche.
Vers midi j’arrive à Tekirdag au bord de la mer Marmara, jusqu’Istanbul je vais longer la côte et admirer tous ces jolis paysages qui me font oublier les efforts physiques. C’est dans un cadre agréable, au dessus de la mer que je déjeune, dans quel endroit mieux que celui là je pourrais récupérer de mes efforts du matin même si l’addition va être plus salée que la mer, 25 yenis le repas, trois fois le prix habituel (8 yenis).
Ce soir je dois trouver un camping, il me faut faire des provisions pour le soir. Sans qu’il soit signalé, plusieurs centaines de mètres avant je vois un grand terrain bien vert en bordure de mer c’est un camping avec des tables et des bancs. A l’entrée, le responsable m’indique qu’il est ouvert ce qui n’est pas évident à cette période de l’année, je suis content de l’endroit même si les installations sont vétustes, pas d’eau chaude et douches en plein air. J’ai beaucoup de mal à me mettre sous l’eau froide mais comme depuis plusieurs jours je n’ai pas pris de douche, il faut bien me résoudre à y passer. A part une grande tente marabout, je suis le seul à camper sur ce grand terrain.