L’hôtelier m’a dit pouvoir prendre mon petit déjeuner à 6h30, je pense partir plus tôt que d’habitude seulement les lampes restent éteintes. 7 heures, toujours rien et la grille d’entrée est fermée et trop haute pour passer par dessus surtout avec mon sac. Un énorme chien qui paraît très gentil se promène dans le parc, un autre qui a l’air plus méchant est attaché sans pouvoir s’éloigner de sa niche. 7h15, j’appelle par téléphone la réception qui bien sur ne répond pas. Sur la liste des n° de téléphone le 9, je compose le numéro après quelques sonneries j’entends une voie qui me dit qu’il arrive, c’est la personne qui travail à l’hôtel qui devait se lever.
Quelques minutes plus tard, il sort de la réception en slip et me dit qu’il m’ouvre l’entée il est 7h20 c’est un moindre mal mais ce n’était vraiment pas la peine que je ne me lève si tôt. Maintenant il me faut couper à travers champ pour retrouver mon chemin, après avoir ameuté bon nombre de chiens en liberté mais gentils, je rejoins la route à la borne n°5, la veille je l’avais quittée à la borne n°4, la distance que je viens de faire dans la campagne correspond exactement à celle que j’aurai du faire sur l’itinéraire normal.
Tout le long de la côte les agglomérations sont nombreuses, pas de problèmes pour quoi que ce soi. Alors que je viens de finir de déjeuner, je m’assois sur un escalier pour répondre au sms de Marie-Jeanne c’est alors qu’un jeune homme vient m’apporter un thé en me demandant de ramener la tasse trois entrées plus loin ce que je fais. Je rencontre le patron où le responsable qui m’en propose un autre et me demande si j’ai mangé. Je réponds à ses questions, c’est là qui me propose d’utiliser internet mais sachant que demain je serais à Istanbul et que j’allais avoir du temps disponible j’ai dit non, je ne voulais pas trop me retarder.
Trouver un endroit pour monter la tente en toute discrétion est impossible, les habitations se touchent. J’arrive cependant à trouver un carré de hautes herbes sèches, couché dans mon duvet au milieu on ne me m’apercevra pas. La nuit tombée, les lampadaires s ‘allument dans tous les alentours. Dans le ciel j’observe les lumières clignotantes des nombreux avions qui vont atterrir où viennent de décoller, nous sommes à 40 km d’Istanbul.