Il a plu toute la nuit, même si la chambre était misérable, les conditions étaient meilleures que la veille. Pour commencer la journée dans de bonnes conditions je prends un petit-déjeuner où j’ai mangé hier soir.
Quelques gouttes de pluie avant que le ciel ne se dégage et le soleil ne revienne. Il est un peu plus de midi quand j’arrive à un grand chantier d’autoroute qui longe la route que j’emprunte. C’est juste l’heure du repas, les ouvriers leur plateau à la main passent devant la cantine pour avoir leur ration. Me voyant passer, ils m’invitent à venir manger avec eux, cela tombe très bien. Je prends un plateau comme au self et je suis la file, au menu soupe, riz, aubergines farcies à la viande, fromage blanc, dessert et thé. Les rations sont copieuses et la cuisine est bonne, je peux même me resservir.
Après un bon moment passé avec eux, je reprends ma route alors que les ouvriers reprennent leur travail. Pendant 15 km, jusqu’à Kavak je vais pouvoir marcher sur la voie d’autoroute déjà finie et qui n’ai pas ouvert à la circulation, c’est royal.
La voie est en légère descendre, mon pas est rapide et je n’ai pas ressenti outre mesure mon mal. A 16 heures je suis en ville après 37 km et quand je me renseigne pour un hôtel on m’indique un kilomètre à la sortie de la ville. Comme il est tôt, j’en profite pour flâner, je discute avec les habitants.
La distance indiquée largement parcourue, pas d’hôtel et quand je me renseigne à nouveau au moment de quitter la ville on m’indique à nouveau un kilomètre en haut de la côte en me confirmant qu’il y avait bien un hôtel. En fait c’est quatre kilomètres de montée qu’il me faut parcourir ce qui fait 41 km aujourd’hui, même si je suis fatigué de cette fin d’étape, je suis très content.
Demain soir je devrais arriver à Samsun au bord de la mer Noire. Le patron du motel est très gentil comme beaucoup de gens avec moi, pour le repas du soir, la chambre avec télé et petit-déjeuner l’équivalent de 18 euros en yénis la monnaie turque.