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17 10 2007 Kaynasli

La nuit a été excellente, j’ai bien récupéré de la veille. Je rends la clé comme prévu, dehors la température est basse, il y a un brouillard dense, je marche bien à gauche pour ne pas me faire renverser par un véhicule qui ne me verrait pas. Il faut attendre 10h30 pour voir le soleil pointer son nez et bien vite faire monter le thermomètre. Je commence à me dévêtir car ce matin pour partir j’ai mis tout ma réserve d’habits, collant, short, survêtement, coupe vent, bonnet et gants.
 P1000458.JPG
A midi je déjeune à Düzce, pour repartir je peux me mettre en short et tee-shirt, je fais mes poses étendu dans l’herbe, je me sens bien physiquement, mes ampoules au talon sont cicatrisés.
 
 A Kaynsli au 39ème km, après une demande infructueuse, une 206 Peugeot s’arrêtent, deux jeunes turcs d’une trentaine d’année à l’intérieur, le chauffeur accepte de m’héberger pour la nuit avant de m’inviter au restaurant et sympathiser. En confiance, je leur communique mon adresse, mon téléphone fixe à Lyon, mon itinéraire.
 
Le repas terminé, nous quittons le restaurant en sens inverse de ma route c’est à dire sur mes pas. A ma question sur notre direction, le chauffeur me dit que c’est à trois kilomètres lorsqu’on s’arrête à une station service où il me demande de régler les 10 yenis de carburant (6 euros). Je trouve louche de prendre si peu et de me faire payer alors qu’au restaurant il m’avait invité avec au menu quatre plats. Je descends de voiture, je récupère mon sac dans le coffre c’est alors qu’ils me rattrapent en colère me demandant de leur payer mon repas. Je leur donne 10 yénis, attends qu’ils s’éloignent avant de repartir dans la bonne direction.
 
 Il fait déjà nuit, non seulement je vais devoir refaire trois kilomètres mais je ne sais toujours pas où dormir. Quelques centaine de mètres plus loin, une autre station, je demande au pompiste s’il n’a pas un endroit où passer la nuit en indiquant que j’ai de quoi coucher. Il me propose un petit local près de la station, j’accepte avec empressement, j’ai de la chance. Quatre chaises rembourrées de chaque côté, dossiers à l’extérieur le duvet dessus et c’est comme un lit. Dorénavant, après cette mésaventure je ne monterai plus dans une voiture qui me propose de m’héberger sans que je ne la sollicite.
 

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