Toute la journée je côtoie la mer sur un parcours pas trop difficile. Dans la matinée, un jeune cyclo campeur me rejoint et m’accompagne quelques km en marchant à mes côtés, nous faisons la causette, il est de Nîmes et avant de reprendre un nouveau travail en décembre a décidé de faire une randonnée jusqu’à Pétra en Jordanie. Au 38ème km sur ma gauche à un kilomètre Loutra, je ne suis pas sur de trouver de quoi passer la nuit, je préfère continuer ma route, j’ai des provisions et il fait beau, je peux dormir dans la nature.
Sur ma droite, un petit sentier descend vers la mer, dormir sur le sable c’est très agréable. J’arrive sur une petite plage déserte, seuls quelques pêcheurs de bar qui me saluent en me voyant. J’aime la pêche, les regarder sera pour moi un moment de distraction pour passer la soirée. L’endroit est joli que demander de mieux, je pose mon sac, m’assoie et contemple quelques minutes le paysage avant de commencer à m’installer.
Depuis mon départ, c’est la première fois que j’ai l’occasion de dormir sur le sable, d’habitude, il y avait toujours un camping. Mon repas du soir ingurgité, j’étale ma tente pour m’isoler du sol, dessus je déplie mon duvet sur lequel je m’étends, il fait trop chaud encore pour me mettre dedans et j’observe mes amis les pêcheurs qui n’ont pas l’air de prendre beaucoup de poissons. La nuit tombée, ils sont toujours là, ils ont allumé des lampes et continuent d’espérer d’attraper la belle prise. Dans le ciel étoilé, pas un nuage, la lune est pleine et je peux voir toute la côte, sur la plage l’ombre des arbres dessine des silhouettes fantomatiques au son du ressac.