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20 09 2007 Lagina

Quand le téléphone sonne après ma veillée tardive dû au match de foot, j’entends toujours la pluie tomber aussi fort, je me recouche une heure (c’est la première fois). Quand je veux récupérer mes habits que j’ai lavés et qui sèchent à l’abri sur le balcon, un tee-shirt et une paire de socquette ont été emportés par le vent. A 8h quand je démarre, il pleut toujours, en plus d’être mouillé, naturellement je reçois les éclaboussures des voitures et des camions et la circulation est intense, nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Tessaloniki une des plus grandes villes de Grèce. Quand j’y arrive, la pluie tombe toujours, je suis trempé quand je me trouve sur une autoroute de contournement et quand j’interroge les gens pour aller vers Kavala à pieds ils m’indiquent tous l’autoroute. Que faire, il m’est arrivé d’être obligé de l’emprunter mais avec ces conditions atmosphériques cela paraît très dangereux avec la pluie qui continue de tomber.
 
 Pour finir, je demande à un routier qui n’y comprendra rien de me monter et de me déposer 5 kilomètres plus loin à la prochaine sortie où je retrouve la route à quatre voies direction Kavala. Les conditions météo ne vont pas en s’améliorant, je m’abrite dans le hall d’un grand magasin de salons et j’attends que la pluie se fasse moins violente quand une femme vient me voir, me fait entrer à l’intérieur du magasin. Tous les vendeurs écoutent mes explications, ils sont consternés par mon défi surtout que dans l’état où je suis je fais vraiment pitié. La dame me propose un café et des gâteaux, nous discutons tout en prenant des photos.
 P1000327.JPG
 Dehors la pluie semble s’être calmée, après m’être fait confirmer que je suis sur la bonne route, je reprends mon chemin. Une demi-heure plus tard, alors que j’ai quitté la zone commerciale et qu’il n’y a plus aucune construction, nouvelle averse, une véritable douche et rien pour me mettre à l’abri. Je suis trempé jusqu’au slip qu’en j’entrevois comme une habitation à 200 mètres, mais rien ne sert de courir au point où j’en suis. C’est un magasin de carrelages et sanitaire, il y a une avancée du toit et le parterre est carrelé, le magasin lui est fermé. Je fais le point, les affaires dans mon sac ont bien été protégées, c’est le principal. Je peux me changer le haut et me mettre au sec, il est déjà 17h, pendant que mes vêtements sèchent, pour pas perdre de temps je prends le repas du soir.
 
Aussi violente qu’a été la dernière averse, en une demi-heure le vent avait dégagé les nuages et le ciel est presque bleu pour la première fois de la journée, il fait presque bon. Alors qu’il y peu de temps je pensais que j’allais dormir sur les dalles de cet abri précaire, maintenant je me dis je peux encore marcher une bonne heure. Quand j’arrive à Lagina, petite ville de la banlieue de Thessaloniki, je trouve tous les champs inondés, comment vais-je faire pour trouver un emplacement pour monter ma tente. Les endroits où je peux me mettre son des entreprises dont les portails sont déjà tous fermés. Je marche jusqu’à plus de 19h quand j’arrive à une belle maison entourée d’un mur à côté du quel une belle herbe qui a été fraichement coupée, je m’installe car je n’ai plus le choix, dans peu de temps il fera nuit. A peine ma tente montée, les lampadaires placés sur le mur d’enceinte s’allument alors que la nuit tombe. Encore une fois et malgré une journée calamiteuse je m’en sors bien au chaud dans mon duvet.
 
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