Je fais chauffer mon café qui était prêt quand j’entends Natsaridis frapper pour venir faire un dernier brin de causette avant que je ne parte. 7 heures, c’est le départ, toute la famille est là pour me dire au revoir et bon voyage, grand maman, papa et sa femme que j’ai entrevus hier soir juste avant d’aller me coucher. Embrassades et gestes d’adieu sur plusieurs centaines de mètres, quel accueil et quelle gentillesse.
J’arrive à Gianitsa, une grande ville à l’heure de déjeuner, il fait plus chaud que d’habitude et malgré le relief plat je souffre, je dois m’arrêter plusieurs fois au bar des stations services pour boire. Le ciel devient menaçant et semble tourner à l’orage, à plusieurs reprises quelques gouttes de pluie me font mettre mon poncho.
Il est 17h30 quand j’arrive dans une petite ville, Halkidona, à ce moment le ciel est tout noir, je ne saurais échapper à l’orage quand je passe devant un hôtel. Je me dis que c’est plus prudent de finir l’étape ici plutôt que de passer la nuit sous la pluie d’autant que j’ai déjà marché 39km. Il n’y a pas une demi-heure que je suis arrivé que l’orage éclate violent avec des bourrasques de vent, quelle chance d’avoir choisi la sagesse. De plus, quand j’allume la télévision j’apprends qu’à 21h45 (heure grecque), il diffuse le match Barcelone-Lyon en football. Comme j’avais prévu de passer la nuit dans la nature, je mange les provisions que j’ai achetées pour ne pas avoir à les porter demain.