Il fait déjà chaud alors que le soleil ne s’est pas encore montré. Je n’ai pas récupéré de la veille, j’ai très mal dormi et je quitte le bord de mer pour 60 km de montagne avant de retrouver la côte à Trogir peu avant Split. Il est 10 heures, je n’ai fait que 12km, je n’en peux plus et j’arrête dans un café de village, j’ai envie de rester là quand un couple de Dijon qui vient de rentrer me demande si c’est moi qu’il on croisé, je leur réponds par l’affirmatif et il m’offre une nouvelle boisson. Après leur avoir raconté mon défi, ils me demandent où j’allais manger à midi. Je leur dis que compte tenu de mon état, je vais me retrouver sur le bas côté de la route après avoir fait quelques courses au market. Quand la dame qui s’est absenté quelques instants revient, elle me dit que la restauratrice me prépare un pique-nique, deux sandwichs tomates et fruits. Cette rencontre me redonne quelques forces de quoi reprendre mon périple jusqu’où ? Reparti à 11h30, à 12h15, à la sortie d’un petit bourg de quelques maisons je m’étale au bord de la route à l’ombre pour manger après quoi je m’endors mal en point.
Je suis réveillé par une vieille dame qui s’inquiète pour moi, je crois comprendre qu’elle me demande si ça va bien et si j’ai besoin de quelque chose. Je lui dis de l’eau, elle part remplir ma gourde avant de me la ramener. Quand je reprends mon chemin deux heures plus tard, la vieille dame est assie devant sa maison, je lui merci et au revoir. Pour aller à Boraja, il me faut encore marcher 8km de montée ininterrompue, de quoi encore souffrir malgré une étape courte, 24km.
A 17 heures j’arrive au seul restaurant du village. Depuis deux jours je ne me suis pas lavé, je demande à la serveuse si je peux me laver au lavabo puis je mets des habits propres. Un repas unique, la spécialité le cochon à la broche accompagné de crudités. La portion est copieuse, quatre morceaux de viande, j’en ai besoin car il faut que je me retape pour l’étape de demain, 36 km très vallonnée pour retrouver la mer d’autant que les grosses chaleurs vont continuer.
A la sortie du village, à l’abri des regards je trouve un terrain plat pour monter ma tente car je crains un orage et après toutes les difficultés du jour, je ne voudrais pas être réveillé en catastrophe.