Quand j’arrive à Vodice, je pense trouver rapidement un restaurant mais hélas il me faudra traverser toute la ville avant d’en trouver trois côte à côte, pas d’hésitation sur mon choix, sans même regarder le menu je vais au 3ème ‘’Restaurant MARIJAN’’ (Marie-Jeanne). La table à coté de moi, un jeune couple d’italiens très sympa, la jeune femme qui parle très bien le français vient régulièrement à Lyon dans le cadre de son travail, elle est dans la mode. Après m’avoir demandé de prendre quelques photos, j’apprends qu’il m’offre mon repas avant de me quitter.
Avant d’atteindre Sibenik qui est le terme du jour, je traverse un splendide pont qui surplombe la mer à plus de 150 mètres. Dans un stand, des jeunes proposent de sauter à l’élastique, je m’approche et après leur avoir expliqué mon aventure, je leur demande de m’offrir un saut gratuit avec mon sac en leur demandant de photographier mon plongeon dans le vide. Je pense qu’ils vont accepter volontiers mais hélas ! ils refusent, je suis très déçu. Je continue ma route pour apprendre qu’il n’y a pas de camping à Sibenik, je suis fatigué par les 42km réalisés sous la chaleur.
Au bord de la route, un bois de résineux jonché de gros cailloux et d’herbes sèches va me servir d’abri pour la nuit. Ces lieux sont propices aux reptiles mais peu importe, je n’ai pas la force l’aller plus loin, je dégage quelques pierres pour aplanir le sol, étale mon poncho pour poser dessus mon duvet, impossible de monter la tente.