Je pensais pouvoir dépasser Zadar situé au 30ème km et atteindre un camping au 40ème. La journée encore a été très chaude, je ne me vois pas faire cette distance, je décide de finir l’étape dans cette belle ville, grand port de la mer Adriatique. Pendant plus de deux heures je tourne en rond dans Zadar, aucune indication et quand je demande ‘’auto camp’’ (camping) on m’envoie un fois à droite, une fois à gauche, jusqu’à ce que je rencontre 3 jeunes filles belges qui me disent, le camping Borik, c’est comme cela qu’il s’appelle. D’où nous sommes, vous avez encore plus d’une demi-heure pour y arriver à condition de ne pas me tromper. Je regrette de ne pas avoir poursuivi ma route, j’aurai déjà atteins celui où je voulais aller initialement.
Bien que cette marche forcée m’ait permis de visiter la ville, je suis énervé, fatigué, moi qui croyais me reposer. Une des jeunes m’indique qu’en prenant un bus de ville 5 où 8 j’arriverai au camping, après tant d’efforts, je saute avec un ticket qu’une dame a la gentillesse de me donner dans le premier bus n°8 que je vois. Il est 18h quand j’arrive au camping alors que j’étais à l’entrée de Zadar à 14h30.
Sinon, la matinée s’est bien passée, sur le bord de la route beaucoup des vendeurs de fruits et légumes ce qui me permet de ne pas me charger, je mange sur place avant de repartir et recommencer un peu plus loin.
Alors que la veille, je m’étonne de ne pas voir beaucoup de moustiques, encore moins de guêpes avec tous ces fruits, je m’assois pour manger une grappe de raisin, je pose ma main dans l’herbe quand je ressens une vive douleur, je viens de mettre ma main sur une guêpe c’est bien ma chance.
En soirée, une petite averse vient rafraichir l’atmosphère, avant de s’endormir ce n’est pas plus mal.