Durant toute la nuit, le bruit du vent dans les arbres va m’incommodé dans mon sommeil. Le matin au réveil à 5h22 il a encore forci, je dois aller récupérer dans la haie tout mon linge qui séchait depuis la veille au soir et qui par chance n’avait pu aller plus loin.
A mon départ à 6h10, tout le camp est encore endormi. Les premiers pas sont très durs mais il faut faire avec les éléments déchainés. La mer écume, les arbres sont pliés. La route serpente le long de la côte et fait que le vent est tantôt favorable mais il est si fort que cela n’arrange rien alors que quand je l’ai de face il est si violent qu’il m’arrête net. Un wc public par la force du vent est même renversé (photo).Au bord d’un parapet, alors que je veux prendre une photo, j’ai bien cru qu’une bourrasque plus forte encore que les autres allait, avec le poids de mon sac me faire passer par dessus la rambarde et m’envoyer 40 mètres plus bas, vite je me retire sans prendre de photos avec un frisson qui me traverse tout le corps. Cela me rappelle les tempêtes à la pointe du Raz lorsque j’habitais en Bretagne.
Pendant que j’affronte les vicissitudes climatiques, le jeune couple d’allemands rencontré la veille au camping s’arrête en me voyant, il me propose de l’eau avant de se dire au revoir. Un peu plus tard, se sont les deux jeunes filles qui m’offrent des fruits en me souhaitant bonne chance avant de poursuivre leu route.
Quand je trouve un petit restaurant, il est déjà 13h et je n’ai parcouru qu’une vingtaine de kilomètres, je suis fatigué de lutter contre les éléments de la nature mais content de pouvoir me ressourcer et quand le menu le permet, je prends des pâtes, je ne m’en lasse pas et aujourd’hui ce sera des spaghettis bolognaises sans oublier ma bière et en entrées quelques crudités.
Après cette halte réparatrice, c’est un peu plus fringant que je reprends la route, jusqu’où ? Un camping est prévu à 18 km et même si le vent à perdu de sa violence je suis quand même bien fatigué. Comme tous les jours maintenant, mes pieds me font mal malgré les soins apportés plusieurs fois par jours.
Alors que je n’ai repris la route que depuis quelques kilomètres, un camping non prévu s’offre à moi, il en reste 14 pour aller à celui initialement prévu, je n’ai fait alors que 25km, éreinté, à bout de force je pose mon sac, encore une petite étape ? Ca ira mieux demain…Ca ira mieux demain…(Annie Cordy)
