
02/05/08- A 4h30, quand je sors, je suis surpris par le froid et le vent que je vais avoir de face, il est encore plus fort que les 2 jours précédent, le moral est au plus bas. Je vais encore lutter contre cet élément malfaisant quand il est défavorable. A 7h30, je n'ai fait que 10 km seulement et au prix de quel effort, comme si cela n'était pas assez, c'est des nuages de sable que je prends en pleine face. Le nuage de sable m'empêche de voir à plus de 300 m à chaque rafale un peu plus forte qui me stoppe, je hurle. Vers 11 h, un rayon de soleil réchauffe l'atmosphère, le vent de coté se fait moins fort. Le soleil se cache tout de suite, il fait froid. Un vent glacial se lève, cette fois je l'ai dans le dos.



Aujourd'hui, j'ai passé des paysages désertiques le matin à des paysages verdoyants l'après-midi, rizières et arbres. La transition se faisait sans progression.
03/05/08- Le fond de l'air est frais mais il n'y a pas de vent. A 6 h le soleil fait son apparition enfin je me sens bien.
La journée se passe comme une balade. L'hôtel est plus un dortoir. Le repas plus la chambre 1.5€. J'ai mangé et je suis à l'abri.
04/05/05- Alors que je veux repartir, en me levant j'ai horriblement mal au bas du rein et les cotes coté gauche. C'est à peine si je peux marcher et pourtant il le faut bien. Je pars tout doucement , j'arrive quand même au 46 ème km qui était mon objectif du jour. Demain je dois arriver à Jiuquan, j'espère que la nuit va être réparatrice. Alors que je venais de quitter l'autoroute pour aller dormir en dessous, une gazelle des sables détale devant moi elle se trouvait derrière un monticule.C'est le premier gibier que je vois.



Juiquan, il est 18h30 quand j'arrive au Tian Yu, après avoir demandé où il y avait un hôtel et provoqué un attroupement qui va me stopper presque 1/2 heure. Il est 21 h quand j'entends frapper à ma porte c'est une charmante chinoise qui me demande si je veux un massage et ne saurai pas quel sorte de massage il s'agit.

Une jeune fille de l'hôtel va m'accompagner jusqu'au réparateur de pneus, m'achète pendant qu'on change mes pneus un lait chaud. Je la remercie, je veux lui donner 50 yuans pour la remercier, elle refuse catégoriquement.
Au 42 ème km quelques maisons, une épicerie, un cabinet médical et quelques agriculteurs. Je demande à un chinoise qui était dehors où je peux dormir, il est déjà près de 18 h. Elle me fait rentrer dans le centre médical. Un
chinois son mari rentre mon chariot dans une chambre où il y a 6 lits, bouteille à oxygène, matériel médical et m'indique que je peux dormir là. Ils ont un petit garçon. Sa femme m'invite à venir manger à leur table. C'est un va et vient de chinois et chinoises des voisins qui viennent discuter, regarder la télé tout en grignotant des amuses gueules. Vers 21 h, je prends congés pour aller me coucher.
Après m'être donné un coup d'eau sur le visage, je m'apprête à partir . La femme qui vient de se lever, m'invite à déjeuner, j'accepte volontiers. UN grand bol de lait chaud avec 4 pains de riz, je n'en mangerai que 2.Pour mon départ, elle va réveiller son petit garçon, toutes les personnes que j'avais vu la veille sont là. Dans les rizières, les cultivateurs, hommes femmes sont déjà à l'oeuvre. Je vais rapidement me trouver au pied d'une chaîne de montagnes très enneigée, je vais la longer pendant 40 km, des paysages magnifiques.. Le mont Qilian Shan culmine jusqu'à 5547 m.


En fin de matinée, je croise l'assistance d'un coureur qui fait la traversée de la Chine d'est en ouest, l'évènement est couvert par la télé locale. Aussitôt, ils viennent vers moi, me filment, me questionnent en attendant que le coureur arrive. Il a une grande carte carte de la Chine imprimée sur du tissus sur laquelle il fait mettre les tampons des villes traversées pour officialiser l'évènement. Nous passons 3 bons quart d'heure ensemble avant de se quitter chacun dans sa direction.






Il se fait déjà très tard, ce sera comme souvent sous la route mais cette fois le plafond est si bas que seul le chariot pourra être à l'abri, moi restant le long de l'entrée. Malgré que je n'ai pas eu de pluie depuis mon arrivée en Chine, je suis inquiet par le ciel très gris, prêt à me recouvrir de ma toile plastique transparente.
08/05/08- Même si le soleil ne brillait pas, il faisait bon quand rapidement de ciel devient tout brun, un nuage de sable poussé par un fort vent me recouvre de poussière brune alors que j'ai eu la chance de ne pas être au coeur du phénomène. Après une éclaircie du ciel, deux plus tard il devient tout gris,à nouveau le vent se fait violent. Pendant plus de deux heures, c'est averse sur averse jusqu'à 17h . Quand j'arrive à l'entrée de la ville, j'ai la chance de trouver un petit hôtel.
09/05/08- Je viens de me mettre à l'heure de pékin, ce qui veut dire que j'ai 6 h de décalage en plus qu'en France. Les paysages sont magnifiques, rizières sur fond de montagne.



Je choisis de faire un petit tour en ville.

10/05/08- Comme les jours précédents, c'est les mêmes paysages magnifiques, des rizières au milieu des milliers de peupliers et toujours en toile de fond la montagne tout enneigée. Rapidement, je suis à Zhangye.
Un petit repas de pâte pour une éventuelle grande étape car sur la carte, Shandan doit être au moins à 60 km et que vais-je découvrir une portion de la grande muraille de Chine. Je monte dans ma chambre pour regarder la chaîne olympique.

11/05/08- Zhangye est une grande ville, il me faudra parcourir une dizaine de kilomètre avant de quitter la ville.Sur mon parcours je passe devant de magnifiques portes.

Tôt le matin chinois et chinoises exécutent leur séance de tai chi


En pleine campagne, je vais trouver le moyen de provoquer un attroupement sur la route.Les ouvriers chinois quittent leur champs pour venir me rejoindre.
Je quitte ma muraille sans rien voir.















12/05/08- Je n'ai toujours rien en vue de la grande muraille quand à la sortie de la ville, le long de ma route un mur d'une hauteur d'environ 5 à 6 mètres avec tout les 3 ou 400 mètres une tour naturellement usé par l'érosion du temps.En reprenant ma carte, il n'est pas mentionné " the great wall" c'est un mur comme il y en a beaucoup d'autres en Chine mais qui font tout de même plusieurs kilomètres.
J'ai trouvé une chambre chez une épicière. La chambre, une bouteille de bière et une bouteille d'eau pour 1€30 je vous laisse convertir en yuans. La route était tellement en mauvais état que j'ai repris l'autoroute qui a complètement fait mourir les deux petits villages qui sont le long de la route. Et pour vivre, les villageois ont établi les étalages derrières la barrière de sécurité avec des grandes banderoles faites de plastics rouge sur plusieurs kilomètres. Le premier village s'est spécialisé dans la vente de champignons, le deuxième effectue le lavage des camions, tous les cinq mètres ils ont creusés des fosses remplies d'eau et un tuyau qui va jusqu'à la bande d'urgence de l'autoroute.