Dans la chambre il y avait du chauffage, ce n’est pas toujours le cas. Cela m’a permis de sécher le linge que j’ai lavé la veille et finir de sécher mon sac de couchage. Je refais le trajet que j’avais fait hier alors que je cherchais où dormir.
Je retrouve ma route à la sortie de la ville et comme il y a une station j’en profite pour prendre mon petit-déjeuner, je me suis habitué au miel et au beurre. Le soleil s’est montré plus tôt que d’habitude, des ouvriers travaillant sur la route m’offre un thé, je profite de ces invitations pour faires mes arrêts pour ne pas perdre de temps.
La journée est splendide, je me suis mis dès 11 heures en short et tee-shirt, les jambes vont bien il faut que j’en profite. A Kursuntu, au 37ème km je choisi de continuer au risque de ne rien trouver plus loin mais comme les conditions sont bonnes je peux coucher en pleine nature sous la tente. A la sortie de la ville, une boulangerie et une épicerie, je fais mes provisions.
La nuit va tomber dans moins d’une demi-heure quand j’arrive à une station avec restaurant (vous avez compris que pour moi les stations sont comme les iles pour les naufragés). Rarement je suis déçu avec les gens qui y travaillent, souvent je leur dis que moi aussi en France j’ai travaillé 33 ans dans les produits pétroliers à Total, ça établi des liens.
Après avoir comme d’habitude montré mon papier et raconté ma vie, je demande au pompiste si je peux dormir sur un vieux canapé qui se trouve dehors. Il me dit non mais me demande de le suivre, à côté de la station il y a une voiture qui n’a plus l’air de rouler, il m’ouvre la porte et me dit que je peux coucher là. Je lui demande si c’est à lui, il me répond par l’affirmatif. Pour passer la nuit c’est parfait, je serai mieux que sur le divan dehors, je remercie le pompiste de son hospitalité. Avant d’occuper les lieux, je vais me restaurer. De retour, j’avance les sièges avant, bien que recroquevillé je suis au chaud, ce n’est pas si mal car nous sommes fin octobre, les nuits sont de plus en plus froides même si dans mon duvet je n’ai encore jamais eu froid, le plus dur c’est toujours d’en sortir.