Une hirondelle frappe au carreau, elle a passé la nuit dehors, nous n’avons pas vu qu’il y avait un nid dans la pièce, la porte fermée elle n’a pu rentrer. Quand le réveil nous dit qu’il faut se lever, dehors il fait toujours aussi mauvais, nous décidons de retarder quelque peu notre départ. Il faut se rendre à l’évidence, le temps n’est pas prêt de s’améliorer, nous devons affronter les intempéries, une fois mouillé tout va bien c’est comme rentrer dans l’eau avant une baignade. Pour nous réchauffer pendant nos brèves poses, nous nous faisons payer le thé.
François avec son appareil photos film une petite scène au milieu de la bourrasque qui nous est offerte dans la matinée. Les 18km qui nous séparaient d’Ismit son parcourus à une vitesse record d’autant qu’ils sont principalement en descente.
A 11 heures nous sommes dans un internet café pour connaître le résultat du match, grosse déception, nous n’aurons pas besoin de chercher une télé pour la finale. Nous avons très faim, il faut maintenant trouver un restaurant avec un repas chaud pour reprendre des forces et se réchauffer. Dehors, aucun répit nous devons repartir sous la pluie qui ne nous aura pas quittée de la journée, nous marchons à vive allure.
A 17 heures nous avons fait 37km et il nous faut commencer à chercher un gîte pour la nuit. Une première tentative échoue, un kilomètre plus loin derrière une station, une grosse maison qui fait salon de thé, nous rentrons et François montre son petit papier écrit en turc demandant un toit pour la nuit et que l’on peut dormir parterre. Le serveur nous dit d’attendre et s’absente une ½ heure après nous avoir offert un thé et une bouteille d’eau. Quand il revient, il nous dit de le suivre, nous montons à l’étage où se trouve des chambres, il s’agit d’un ancien hôtel qui n’est plus en activité. Il nous montre deux chambres mais nous préférons rester ensemble, nous n’en utiliserons qu’une. Avant de nous quitter, nous demande même à quelle heure il doit nous réveiller, nous le remercions en lui disant que ce n’était pas la peine. En chemin nous n’avons pas oublié comme hier de faire des provisions au cas où le couvert ne nous serait pas offert.