Xanthi n’est pu très loin, je dois y parvenir à 10h30 au plus tard. Depuis maintenant une semaine, on ne voit que des champs de coton à perte de vue, c’est la principale culture de cette région agricole. Je ne suis pas pressé, peu avant le centre ville alors que je cherche un internet café, je vois une société d’informatique, je rentre et demande s’il est possible d’utiliser internet.
En voyant mon harnachement, sans se poser de question une des deux secrétaires à l’accueil me laisse son siège et son PC quand arrive le patron. Je le salue, lui répète mon sempiternel refrain, il est contemplatif et perplexe, je lui montre ma carte Google avec mon itinéraire en lui rappelant que c’est uniquement à pied sans stop ni bus où autres moyens de locomotion.
Il m’offre un café qu’il m’apporte lui-même, je reste plus d’une heure à consulter ma longue liste de messages que j’ai reçu depuis ma dernière connexion à Bitola, une heure de bonheur à vous lire, ce qui me donne la force d’aller plus loin. Avant de me diriger vers le centre ville, je remercie comme il se doit ces gens qui m’accueil toujours avec beaucoup de gentillesse.
Un repas kebab frites sur une terrasse avant de faire quelques achats au premier market en prévision de monter la tente ce soir. Après 33 km, un coin tranquille derrière une haie le long de la route en pleine campagne, l’endroit est idéal. Dans la nuit, une voiture tous phares allumés, peut-être des amoureux fait le tour du champ où je suis puis s’éloigne comme elle est venue. Avant de me rendormir, j’écoute les bruits de la nature et contemple la beauté ciel.