Aujourd’hui, plus question de monter, descente et plat son au menu du jour. Je dois arriver de bonne heure à Bitola mais une mauvaise indication à un carrefour m’amène dans les hauteurs de la ville. Après plusieurs kilomètres, je me retrouve dans les quartiers pauvres, je redescends en traversant cette bidon ville, au milieu de toutes ces masures. La rue est en terre, des eaux nauséabondes ruissellent, les enfants sont en haillon et je me sens en sécurité dans ce milieu qui pourrait faire peur. Je m’interdis à prendre des photos de cette misère et je me dis, vous tous qui vous plaignez (moi y compris), ouvrez les yeux.
Après avoir traversé ces lieux très tristes, j’arrive dans la rue piétonne, le quartier chique de la ville où se dresse le grand hôtel casino ‘’EPINAL’’. Sur le bord de la routedéjà des grands panneaux publicitaires vous informent de cet établissement luxueux qui porte le nom de la ville où je suis né, la ville des images, le chef lieu des Vosges. J’apprends alors que la petite ville vosgienne est jumelé avec Bitola et qu’à Epinal on trouve une rue qui a été baptisé ‘’rue Bitola’’. Dommage que je ne sois pas arrivé en fin d’après-midi car je serais allé voir le responsable en lui demandant s’’il ne voulait pas m’inviter pour la nuit après leur avoir montré mon passeport et mon lieu de naissance.
Je peux me connecter à internet, beaucoup de messages, je réponds à deux avant d’aller déjeuner et repartir pour faire les 13 km avant la frontière grecque. Plus de problème de change, comme tout le monde le sait, je vais pouvoir utiliser mes euros mais je dois avancer ma montre d’une heure.
Sortie de Niki, petit village juste après la frontière je monte la tente en pleine campagne, dans un grand fossé tari hors de vue des voitures.