Je quitte la ville plein de souvenirs. Quand je passe près de l’aéroport, je contemple dans cet endroit escarpé le décollage et l’atterrissage de quelques avions, ces monstres volants m’ont toujours impressionnés, je passerais des heures à les regarder évoluer. Il est 12h30, je quitte ce joli pays qu’est la Croatie qui a obtenu son indépendance en 1991 après des périodes historiques très douloureuses.
Après 7
00 kilomètres avant d’arriver au Monténégro. Ce petit pays gros comme deux départements français, compte à peine 700 000 habitants, sa capitale est Podgorica. La monnaie du pays ne m’est pas inconnue, c’est l’euro. Le restaurant à la frontière a mis la clé sous la porte, je dois faire avec mes provisions. Je suis assis à l’ombre entrain de me restaurer quand arrive deux jeunes autos stoppeurs de Toulouse, un jeune homme et une jeune fille, ils vont à Dubrovnik avant de rentrer en France. Julie et Lilian ce sont leurs prénoms, reviennent d’un voyage dans les Balkans, je leurs confie mes notes et la carte photos pour qu’ils l’adressent à Marie-Jeanne depuis la France, ce sera plus sûr.
Après 42 km j’arrive à Herceg Novi, un camping très précaire, douche dehors, bloc sanitaire sans électricité etc… Le niveau de vie semble inférieur à celui de la Croatie, à commencer par le parc automobile délabré. Nouvelle république depuis 1996, le Monténégro a des atouts touristiques pour se développer à condition d’améliorer les infrastructures d’accueil. La beauté des paysages, le climat agréable avec la mer en plus en fait un endroit privilégié.