Chaque jour je prépare mon étape en fonction de mon état de fatigue et des endroits où je peux trouver un camping. La canicule qui sévi depuis un certain temps contribue à l’affaiblissement de mon état physique auxquelles s’ajoutent mes ampoules qui ont du mal à guérir. Aujourd’hui encore je n’ai programmé que 26km, j’espère rapidement retrouver des jours meilleurs.
Il est 12h30 quand j’arrive à Omis, une ville très touristique. La rue principale est bordée d’une allée de grands platanes avec de larges trottoirs où fleurissent bars, restaurants et commerces divers. La Setina rivière qui prend sa source près d’un village du même nom traverse un lac d’une vingtaine de kilomètres le ‘’Perucko Jezero’’ avant de se jeter dans la mer à Omis. Le pont qui la traverse voit sous ses arches un courant très fort.
Il est l’heure pour satisfaire mon estomac et quoi de plus agréable quand il fait 35° de s’attabler à l’ombre dans un lieu si idyllique, vous oubliez votre fatigue, vos maux et vos difficultés.
Alors que presque tous les soirs je campe en bordure de mer avec une eau à plus de 25°, pas une fois je ne suis allé me baigner à cause de l’état de mes pieds avec l’eau salée qui ronge la chair et ralentit la cicatrisation.
Le camping, s’il n’est pas cher, moins de 4 euros, est très précaire, douches et lavabos en plein air, pas d’électricité alors que le cadre est très joli, sous les pins les emplacements en terrasse, on domine la mer, les aiguilles de pins qui recouvrent le sol forment un matelas plus confortables que les cailloux habituels.