
Mon matériel rangé, un couple d’italiens à qui j’ai raconté mon aventure m’invite à boire un café, j’accepte avec plaisir. Après quoi, je prends le temps d’envoyer un sms à Marie-Jeanne pour lui souhaiter une bonne fête. La route qui longe la mer Adriatique est accidentée, aucune habitation sur des kilomètres, le soleil sur les rochers reflète sa chaleur. Il est déjà 12h30 je n’ai plus une goutte d’eau quand je vois, arrêté au bord de la route un camping car immatriculé 31, je me permets d’aller demander à boire pour continuer ma route. Geneviève est prof d’anglais dans la banlieue de Toulouse, après avoir pris connaissance de mon défi, elle me propose gentiment de manger une salade de pâtes au thon, fromage, fruit, café et de l’eau fraîche de quoi bien me désaltérer. M’ayant croisé préalablement avec son mari qui était entrain de faire une partie de pêche sous-marine ils s’étaient demandé ce que pouvait bien faire ce marcheur avec un tel sac, ils avaient la réponse. Lorsque j’irai à Toulouse chez mes amis Frédérique et Bruno j’ai promis de leur rendre visite.
A la sortie de Senj après 39km sous un soleil de plomb, 35° au moins j’arrive à un petit camping sympathique en bord de mer. Comme la veille le sol est caillouteux, je vais vite m’adapter à ces conditions au sol. Depuis longtemps l’herbe verte et les terrains plats ont quitté le paysage maintenant, sol aride, rocailleux et escarpé.